LES CARTES SALAMANDRE
Le jeu Salamandre est inspiré des Cinq Éléments de la médecine chinoise. Chacune des cartes a été soigneusement rédigée pour éveiller une partie d’un des éléments. Elles ont vu le jour grâce à la collaboration bienveillante et experte d’une Terre, d’une Feu et d’une Eau.
Pourquoi j’ai choisi la Salamandre: Elle avance avec patience et lenteur. Son acuité enseigne à écouter, observer et réfléchir pour ensuite choisir l’action juste. Elle nous invite à la conscience. Et mon souhait est que ces cartes suivent ce même chemin pour chacun d’entre vous.
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Un peu d’histoire…..
Salamandre : la Patience, l’Attention
La Salamandre est un animal mythique qui symbolise le feu et la pureté. Très présente dans les bestiaires du Moyen-Âge, elle représentait aussi la chasteté et l’indestructibilité. Les Salamandres chamaniques présentent diverses couleurs selon les personnes. Les modèles et des couleurs ont des significations différentes aux gens.
L’examen des modèles et des couleurs de la salamandre peut nous aider à découvrir les modèles complexes qui dirigent nos vies. Des modèles émotionnels indésirables peuvent être restructurés ou éliminés par l’étude de la géométrie sacrée et des alignements de méridien. Tout d’abord, c’est un animal amphibien. Elle est noire avec de grosses taches jaunes et recouverte d’un venin cutané (pratiquement inoffensif pour l’homme). C’est aussi un animal symbolique de la croyance populaire. Elle habite le feu, d’où elle puise vie et protection. Ce n’est pas un démon mais un gardien désigné par Dieu.
Les Alchimistes l’associent au Mercure, le vif-argent, c’est à dire l’esprit créateur. À la Renaissance, la Salamandre prend pour nom Vulcanales (Vénus de Vulcain, le dieu forgeron). La Salamandre symbolise la foi qui ne peut être détruite.
La mythologie nous parle également des Salamandres : Romulus est le fruit des amour d’une Salamandre et de Sylvia. Dans l’Antiquité, Pline la décrit comme « un animal si froid que, rien qu’à toucher le feu, il l’éteint comme le ferait de la glace ». Aristote en parle également : « Cet animal, à ce qu’on prétend, éteint le feu lorsqu’il y entre ».
Salamandre fût aussi appelée : mouron, sourde-chaude, ou sourde, puisqu’elle semble ne pas avoir d’ouïe. En Bretagne on ne la nommait pas, afin d’être certain qu’elle n’interprète ces paroles comme un appel. Les croyances précisent qu’elle est capable de tuer d’un seul regard ; pour la soumettre, il faut utiliser un miroir afin de concentrer les rayons du soleil vers elle.
La Salamandre est également utilisée symboliquement comme marquant l’emplacement du trésor qu’elle a sous sa garde. Salamandre nous montre comment avoir la patience d’attendre en se déplaçant lentement dans les actions et la pensée. Il est temps d’être plus conscients de l’environnement dans lequel nous évoluons avec des rêves et des visions associés à telle ou telle chose, telle ou telle personne. Salamandre enseigne à utiliser l’inspiration et les idées. Elle aide au renouveau et à la renaissance pour aller de l’avant, enseigne les connaissances dans la compréhension de la sensibilité émotionnelle, montre la façon de regarder et d’écouter, d’observer et de réfléchir pour ensuite agir de façon appropriée.
Êtes-vous dans le moment présent ? Pour atteindre la transformation il faut de la patience. Exercez-vous ! Salamandre va vous montrer comment mettre toutes les qualités ci-dessus dans la réalité quotidienne, dans la grâce, l’harmonie et l’équilibre, même dans toute adversité.
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La plus ancienne description écrite de cet animal qui nous soit parvenue est celle de Théophraste (né vers 371 et mort vers 288 avant l’ère chrétienne), l’un des disciples d’Aristote. Celui-ci a rédigé nombre de traités sur la nature qui sont aujourd’hui largement perdus. Néanmoins, nous conservons quelques fragments de ses oeuvres, dont des passages sur la salamandre dans son traité Du feu :
« Si l’on ajoute au pouvoir du froid celui d’un fluide, celui-ci coopère pour éteindre le feu, et cette propriété semble pouvoir se trouver chez la salamandre. Pour cette créature, froide de par sa nature, le fluide qui s’écoule de son corps est à la fois gluant et chargé d’une sorte de jus qui pénètre tout ce qu’il touche. Ceci est démontré par l’eau et les fruits qui, lorsqu’ils en sont touchés, deviennent nocifs et potentiellement mortels. En outre, la lenteur des mouvements de l’animal y contribue, puisque plus longtemps il s’attarde au feu, plus il contribue à son extinction. Toutefois, la salamandre ne peut éteindre un feu de n’importe quelles dimensions, mais seulement un qui soit proportionné à sa nature et à ses capacités physiques ; et un feu dans lequel elle ne reste pas suffisamment longtemps repartira de nouveau. »
Cette première description comprend déjà toutes les caractéristiques extraordinaires attribuées à la salamandre : sa capacité à vivre dans le feu, à l’éteindre, mais aussi son incroyable toxicité.
Pour obtenir plus de détails sur la nocivité du poison de la salamandre, il faut se tourner vers l’Histoire naturelle de Pline l’Ancien (né en 23 et mort en 79 de l’ère chrétienne). Dans ce texte, le poison mortel que contient le corps de la salamandre est présenté plus longuement :
« En Pamphylie et dans les parties montagneuses de Cilicie, ceux qui mangent un sanglier, après qu’il se soit repu d’une salamandre, meurent, car le danger du poison n’apparaît ni dans l’odeur ni dans le goût de la viande ; de même, l’eau et le vin dans lesquels une salamandre a péri, ou même si elle y a seulement bu, auront un effet mortel. »
Bien que le poison émis par la salamandre n’ait guère de rapport avec son étonnante maîtrise du feu, c’est un aspect qui est largement souligné dès l’Antiquité et qui inspire une grande crainte pour cet animal. Or, si les Anciens semblaient d’accord sur ce point – qui est une réalité biologique facilement observable, ils ne partageaient pas tous les mêmes vues quant à la nature même de la salamandre : émanait- elle du feu lui-même ou, au contraire, en était-elle un ennemi ? Pour Élien 1, la salamandre est sans conteste d’une nature opposée à celle des flammes :
« La salamandre n’est guère un produit du feu, elle ne naît pas plus de celui-ci que les pyrigoni 2. Elle ne craint pas le feu, mais, allant à l’encontre des flammes, elle tente de le combattre comme un adversaire. Les témoins de ce fait sont les artisans et les ouvriers qui travaillent avec le feu. Tant que les flammes brillent, leur permettant de poursuivre leur ouvrage, ils ne prêtent pas attention à cette créature ; mais lorsque le feu faiblit et commence à s’éteindre, et que le soufflet n’y peut rien, ils soupçonnent l’action de l’animal. Alors, ils tentent de le débusquer et lancent contre lui leur vengeance ; là-dessus le feu reprend et éclaire à nouveau leur travail. »
Pline cite les Mages comme l’une des sources attestant de la capacité de la salamandre à vivre dans les flammes. Par ce terme, il désigne probablement des Perses : c’est un motif récurrent chez les auteurs classiques et c’est le même terme qui apparaît dans les Évangiles chrétiens. Or, les Grecs avaient connaissance du lien surprenant entre la salamandre et le feu dès l’époque hellénistique, c’est-à-dire à une époque où la culture grecque avait atteint jusqu’à la vallée de l’Indus et où la Perse se trouvait soumise à une dynastie d’origine macédonienne, celle des Séleucides.
. Ainsi, pour Augustin d’Hippone (354-430) la salamandre est un symbole de l’immortalité de l’âme des damnés abandonnée au milieu des flammes de l’Enfer 3.
Avec l’essor de l’alchimie, la salamandre connaît une vogue croissante dans les textes hermétiques. Elle est de toutes les opérations, devenant le feu ou le sulfure. C’est le célèbre Paracelse (1493-1541) qui unie définitivement la salamandre au feu dans la tradition occidentale, vers 1535, avec son Liber de Nymphis, sylphis, pygmaeis et salamandris et de caeterisspiritibus. Être de génération spontanée, née du feu lui-même, la salamandre acquiert un statut d’importance grâce à ce texte. Elle se détache des contingences biologiques pour devenir un être purement élémentaire, doué de pouvoirs spécifiques sur la matière dont il est issu.